L’IA et à la biométrie réduisent considérablement les risques de fraude au chômage partiel

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Avant 2020, le marché de la fraude était déjà florissant. Les conclusions d’une étude paneuropéenne de la Commission européenne sur les escroqueries et la fraude publiées en janvier 2020 nous apprennent que la majorité (56%) des Européens avaient été victimes d’une fraude au cours des deux années précédentes.

Puis la Covid-19 est arrivée. Les répercussions énormes de la pandémie sur l’économie ont créé de nombreuses nouvelles opportunités pour les fraudeurs, surtout en ce qui concerne les aides déployées spécialement pour endiguer la crise.

Le marché du travail dans l’UE s’est considérablement réduit, avec une perte record de 5,5 millions d’emplois dans cette zone au second trimestre en 2020. Mais dans l’empressement des états à proposer des fonds de soutien et de relance, comme le fonds ETRE en Espagne ou le système “furlough” de congé partiellement remboursé au Royaume-Uni, la procédure de demande a parfois été rationalisée afin d’alléger la partie administrative et de transférer rapidement l’argent aux bénéficiaires.

Les professionnels de la fraude ont saisi cette occasion pour faire des demandes d’indemnisation ou d’aides sous de faux noms d’individus et de sociétés. En France, des criminels ont volé 1,7 million d’euros réservés aux entreprises en difficulté. En Allemagne, des fraudeurs ont ainsi détourné 31,5 millions d’euros auprès du gouvernement d’une seule province. Et au Royaume-Uni, on estime que 3,5 milliards de livres d’aides directement allouées à la situation créée par la Covid ont pu être réclamées indument ou versées par erreur.

C’est un autre exemple de la façon dont la pandémie de Covid-19 nous oblige à repenser notre approche de l’authentification et de la lutte contre la fraude. Les agences gouvernementales partout en Europe prennent la mesure du problème et attribuent plus de budget à ces efforts afin de mieux protéger leurs administrations et leurs citoyens.

Parmi les solutions existantes, celles de biométrie à base d’IA permettent d’authentifier les citoyens et d’identifier les fraudeurs rapidement lors d’interactions vocales et digitales. Contrairement aux questions de sécurité ou de validation « classiques » par téléphone, la biométrie permet d’authentifier les fraudeurs plus rapidement et précisément en se focalisant sur la personne, son identité véritable et non une information qu’elle connaît ou un code qu’elle pourrait avoir obtenu.  Et il est aussi recommandé d’ajouter à la biométrie des fonctionnalités de détection environnementale (vérification de l’appareil, du réseau, du canal, de l’emplacement) et anti-spoofing (usurpation du numéro ANI, détection de piste audio ou de synthèse vocale).

Prenons un exemple : un escroc appelle votre centre de contact des dizaines de fois en prétendant à chaque fois être quelqu’un d’autre pour obtenir des aides indues.  S’il détient des informations sur une identité quelconque (que l’on obtient souvent facilement sur le dark web), chacune de ses demandes pourra aboutir, et il pourra détourner des fonds sans être détecté.  

Mais si le centre de contact intègre une solution biométrique, le fraudeur sera reconnu en l’espace de quelques secondes et l’agent prévenu en temps réel. En interne, vous pourrez analyser de précédents appels enregistrés pour vérifier si la même voix revient lors de plusieurs appels.  Il suffira ensuite d’ajouter cette voix à la liste des suspects, ainsi le fraudeur sera détecté immédiatement à la prochaine occasion et vous accumulerez des preuves solides en vue de poursuites.

Même après la pandémie, il va falloir s’adapter aux nouvelles méthodes de fraude. En même temps que les administrations devront gérer leur transition vers une “nouvelle normalité” en 2021, elles vont devoir adopter des mesures proactives pour mieux protéger les citoyens. Des investissements judicieux dans les technologies de nouvelle génération, comme l’IA et la biométrie, aideront à fiabiliser les interactions avec les citoyens pour qu’ils bénéficient de leurs droits plus rapidement et à mieux détecter les fraudeurs. 

Vous aimeriez en savoir plus ? Informez-vous sur les solutions biométriques et de sécurité Nuance ou réservez un entretien pour évoquer votre situation et voir comment la biométrie ou d’autres technologies pourraient vous aider.

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Simon Marchand

À propos de Simon Marchand

Simon Marchand occupe le poste de chef de la prévention de la fraude pour la division de sécurité et biométrie de Nuance. Certified Fraud Examiner et Administrateur agréé et possédant un expertise étendue dans les domaines de la prévention/détection de la fraude ainsi que de l’authentification, il a passé plus de 10 ans à gérer des équipes de professionnels de la lutte contre la fraude dans l’industrie financière et dans les télécommunication. Avant de rejoindre Nuance, il a occupé des rôles clé au sein d’entreprises telles que Bell Canada, la Banque Laurentienne ainsi que l’Ordre des Administrateurs agréés du Québec où il gérait son programme d’inspection professionnelle. Il travaille de près avec plusieurs clients de Nuance pour concevoir des solutions de prévention de la fraude basées sur l’utilisation de la biométrie ainsi que des stratégies qui vont empêcher les criminels de parvenir à leurs fins tout en réduisant les efforts et la friction pour les clients légitimes. Il est également régulièrement appelé à parler des questions liées au risque de fraude et à l’utilisation éthique de la biométrie dans les médias.