Transformer la DSI : quelles sont les priorités dans les établissements de santé ?

transformation de la DSI

Transformer la DSI, un passage obligé pour relever les nouveaux défis des systèmes d’information. Lorsque nous avons interrogé les DSI des établissements de santé sur leurs préoccupations en matière de transformation digitale et de stratégie Cloud, la sécurité arrivait en priorité, suivi par la gestion des compétences et des ressources humaines.

Transformation de la DSI, cela passe aussi par la gestion des ressources humaines

Nous avons demandé aux DSI quelles étaient les compétences à acquérir aujourd’hui et dans le futur du fait des évolutions du SI et des stratégies Cloud. Ils sont 33% (aujourd’hui) et 44% (demain) à considérer la gestion des ressources humaines comme faisant partie des nouvelles compétences à acquérir en priorité. La transformation digitale favorise la coopération entre la direction des systèmes d’information et la direction des ressources humaines. Cloud, mobilité, applications de collaboration changent la manière de dialoguer entre les métiers. DRH et DSI partagent aujourd’hui des tâches jusqu’alors réservées à la DRH. C’est le cas par exemple de la mise en œuvre des formations ou la création des processus d’évaluation. La DSI joue donc un rôle de plus en plus stratégique dans l’organisation hospitalière.

Attirer de nouveaux talents et diversifier les compétences de la DSI est un défi pour les directeurs des systèmes d’information.  Accueillir les nouveaux métiers créés par la transformation digitale figure aussi parmi les priorités des DSI. En effet, 76 % d’entre eux estiment que les compétences nécessaires à la transformation digitale font défaut dans les établissements de santé.  Les compétences liées au Cloud, à la sécurité ou encore à la gestion des données sont rares. D’ailleurs, les DSI peinent à les recruter par manque de moyens financiers.

Sécuriser les nouveaux usages

On l’a vu avec la crise du Covid-19, les DSI ont dû ouvrir l’accès aux applications métiers depuis l’extérieur de l’hôpital. Une approche nouvelle et peu dans leurs habitudes. Si la tendance était déjà là malgré tout, avec l’externalisation dans le Cloud, le développement du shadow-it ou tout simplement les besoins de mobilité du personnel hospitalier, ces nouveaux usages obligent les DSI à revoir leurs stratégies de sécurité.

Lors de notre enquête, plus de la moitié des DSI ont placé en tête de liste de leurs préoccupations, la sécurité informatique du SIH. Une préoccupation légitime, lorsque l’on sait que les établissements de santé sont la cible d’une multitude de cyberattaques contre lesquelles ils doivent se protéger. Et les établissements de santé constituent toujours une cible de choix pour les cybercriminels. La crise sanitaire du coronavirus a même exacerbé leur volonté de tirer profit de la situation. Les cyberattaques contre des hôpitaux et des établissements de santé se sont multipliées ces derniers mois dans plusieurs pays. A tel point que La Croix-Rouge, dans une lettre ouverte, a demandé aux cybercriminels de mettre fin aux malveillances contre les organismes de santé.

L’enquête menée par l’agence APM pour le compte de Nuance nous renseigne sur les tendances en matière de stratégies digitales et Cloud au sein des établissements de santé. Les chiffres ainsi que les nombreux verbatims sont le reflet d’une situation pas toujours simple pour les DSI, qui jonglent entre contraintes budgétaires, manque de support des directions générales et exigences des métiers. A quand un Ségur du numérique en Santé ?

Téléchargez votre exemplaire

Découvrez les résultats complets de l’enquête, ainsi que les verbatims des DSI, pour comprendre les tendances à l’hôpital en matière de stratégie digital et Cloud.

Télécharger

À propos de Sandra Logut

Sandra Logut a développé son expertise e-santé depuis plus de 10 ans, notamment auprès d’un éditeur de systèmes d’information santé (#SIH #DPI #RIS #PACS #LIS) en France et au Benelux, puis en exerçant comme consultante pour accompagner les stratégies e-santé des entreprises et des start-up. A titre personnel, Sandra est membre de l’APSSIS, une association qui œuvre pour la sécurité des systèmes d’information de santé.