Transformation digitale: 5 points d’amélioration pour les DSI d’établissements de santé

Transformation digitale des établissements de santé, quels sont les freins ?

Cette nécessaire transformation, déjà entamée par la plupart des établissements français, oblige les Direction des Systèmes d’Information a repensé leurs organisations, trouver de nouvelles compétences, et adapter leurs choix technologiques…  Par exemple, l’adoption du Cloud permet de sortir des tâches d’infogérance et pousse à la diversification des compétences. Les DSI interrogés soulèvent plusieurs points qui restent encore à améliorer pour que la transition numérique s’accélère.

  1. Développer ou attirer de nouvelles compétences

Pour 76% des établissements de santé interrogés, les ressources humaines ou les compétences nécessaires font défaut. Architecte Cloud, ingénieur réseau Cloud, data scientist, ingénieur système Cloud… sont autant de nouveaux postes nés de la digitalisation. Et ces compétences sont, à ce jour, rares et chères. Les hôpitaux doivent rivaliser d’ingéniosité pour attirer des talents directement opérationnels, sans toutefois disposer des mêmes moyens financiers que d’autres industries.

  1. Augmenter les budgets

Pour près de 2/3 des répondants, les budgets sont contraints. La transformation digitale des hôpitaux nécessite à elle seule 7,5 milliards d’euros sur 5 ans, d’après une étude publiée par Siemens Financial Services ; ce qui est largement supérieur aux budgets dont disposent traditionnellement les établissements de santé (autour de 5 % des budgets totaux de fonctionnement). Avec un budget de 420 millions d’euros annuels, le programme HOP’EN s’avère insuffisant. Seuls, les hôpitaux ne peuvent clairement pas financer leur transformation digitale.

  1. Se rapprocher des métiers pour une meilleure compréhension des besoins

48 % des DSI doivent gérer la résistance des utilisateurs face au changement. « On ne maîtrise pas » ; « Ça n’est pas si important » ; « C’est superficiel » ; « ça ne sert à rien »…La litanie des résistances au changement est parfois longue pour ceux qui ont en charge la conduite de ces changements. Or, la résistance est inhérente aux processus de transformation. Une plus grande proximité avec les métiers pour une compréhension des besoins est un facteur clé dans l’adoption des solutions numériques.

  1. Améliorer la qualité des logiciels

38 % des DSI estiment que la qualité de l’offre logicielle n’est pas au rendez-vous. En effet, la qualité et l’ergonomie des logiciels constituent même un obstacle à leur transformation digitale. Plusieurs DSI déplorent que certains éditeurs informatiques ne soient pas moteur pour proposer une exploitation de leurs applications dans le Cloud. Pour d’autres, c’est le niveau de confiance établi avec leur prestataire qui est jugé insuffisant pour déléguer l’exploitation de leur application en mode service.

  1. Un soutien plus important de la direction générale

Surprenant, un tiers des répondants note le manque de soutien ou de vision stratégique de leur Direction Générale (DG). C’est un problème majeur pour des projets aussi structurants que la transformation digitale d’un établissement. Certes, un autre tiers déclare que leur direction les soutient, ou leur fait confiance (18 %). En fait, ces chiffres traduisent pour le moins une grande hétérogénéité de maturité des directions générales face à transition numérique des hôpitaux.

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À propos de Sandra Logut

Sandra Logut a développé son expertise e-santé depuis plus de 10 ans, notamment auprès d’un éditeur de systèmes d’information santé (#SIH #DPI #RIS #PACS #LIS) en France et au Benelux, puis en exerçant comme consultante pour accompagner les stratégies e-santé des entreprises et des start-up. A titre personnel, Sandra est membre de l’APSSIS, une association qui œuvre pour la sécurité des systèmes d’information de santé.